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PEUR : COMMENT LES LIMITER ? COMMENT ME MÉFIER, TOUT EN RESTANT DANS L’ÉLAN ?

par | Sep 18, 2021

Par Sylvain

de chelous.fr

Synthèse en vidéo

Article

Comment mettre des frontières aux peurs ? Des limites raisonnables ? Un vrai challenge pour moi depuis l’âge de 22 ans.

Pourquoi 22 ans ? Parce que dès ma première expérience en entreprise, j’ai pu voir de mes yeux la cruauté humaine. Des gens qui faisaient tout pour mettre à l’aise les autres, par des remarques Par une mauvaise humeur permanente. Et le fait d’être obligé de rester avec eux, de ne pas pouvoir partir, m’en aller, m’a obligé à changer. M’a obligé à me méfier. Car rester totalement ouvert, face à des gens durs, cruels, c’est laisser les fléchettes rentrer dans la peau, toujours plus en profondeur, avec incrédulité, et une immense tristesse. Prendre du recul. Je devais prendre du recul, et ne plus avancer vers la vie, innocemment, avec candidement un immense sourire.

Me méfier. Observer. Et très vite, la première conséquence d’être autant dans mon cerveau, dans l’analyse, a été de perdre de ma fraîcheur, de ma spontanéité, de mon élan de cœur, qui me faisait sentir, que je ne faisais qu’un, avec la vie, avec le monde.

Se méfier, être dans son cerveau, perdre de sa spontanéité. Et surtout ne pas savoir comment limiter ma crainte. Car pour moi certaines valeurs sont fondamentales, et quand elles ne sont pas respectées, la personne perd en face de son côté humain. Je me dis si elle est peut faire ça, en terme de nuisance, elle est peut-être prête à faire n’importe quoi finalement, en terme d’égoïsme, et de mépris de l’autre.

La malveillance me déstabilise d’autant plus, que consacrer son énergie à détruire n’est pour moi pas rationnelle. Si tu es malveillant, tu accables des gens, donc tu as peur un jour qu’ils se vengent. Tu as peur que d’autres comme toi agissent de la manière. Avec cruauté. Donc tu es toujours sur tes gardes, jamais dans le lâcher prise, la recherche de lien, d’harmonie. Du coup, pour moi, la malveillance c’est de l’énergie pour détruire qui vous reviendra, un jour, forcément en pleine figure d’une manière ou d’une autre. Alors que si tu consacres cette énergie à créer, faire du sport, te balader, aider : tu développes un calme, un bien-être, un charisme naturel. Une lumière étincelante, qui crée l’admiration, qui améliore le quotidien de l’autre, qui cherchera donc moins à te détruire, à te nuire.

Mon cerveau et ma nature profonde ne comprennent donc pas les énergies de destruction. Et pourtant, je dois m’en prémunir, pour me protéger, et ne pas qu’on me reproche de m’être fait blesser, avoir. Dans la société, on ne te reprochera jamais de t’être trop méfier de quelqu’un. On te reproche surtout de ne pas avoir fait suffisamment attention au pouvoir de nuisance des autres.

Faire attention, me méfier, sans virer dans la parano, en essayant de conserver un maximum de spontanéité, de lumière… Ce que j’essaye de mettre en place du coup : rester ouvert, et au moindre comportement violent de quelqu’un je coupe. Je me coupe de cette personne. Car au final, je veux surtout être entouré de personnes qui veulent être dans le lien, qui veulent offrir le meilleur d’elles-mêmes. Qui ont décidé que leur plus grand challenge, est d’offrir le plus de lumière, de beauté, de bonté, avant d’accuser les autres, des problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie. Dès qu’une personne perd cette lumière d’être dans le questionnement permanent d’elle-même, je m’éloigne, je fuis.

S’entourer uniquement de gens lumineux. Et essayer de trouver la meilleure réaction face au climat ambiant, l’atmosphère générale que je perçois de la société. Car l’ambiance générale joue sur mes peurs. Si je sens que la société fait l’éloge permanent de l’argent, de l’économie, quitte à détruire l’écologie et les humains. Si je sens un climat d’affairisme, où des gens seraient prêts à tout pour de l’argent : je perds confiance en l’humanité. En le futur.

Et alors, c’est pour moi le signal de me replonger dans une forme de spiritualité. De méditer. De relire des gens qui m’inspirent.  Satish Kumar. Yogananda. Matthieu Ricard. Abd Al Malik. Ces gens qui me rappellent la nature de ma juste place sur Terre. Et de mon juste objectif. Contribuer à l’harmonie de la planète, des autres, et de mon âme en même temps, sans qu’aucune de ces trois parties ne soit délaissée.

Et quand j’agis pour la planète, les autres, et mon âme en même temps, en créant, en aidant, en préservant : alors un calme arrive. Une satisfaction silencieuse et profonde qui fait que cette peur disparaît. Car tout est juste. Et quand je suis au maximum aligné, l’extérieur n’a plus autant d’emprise sur moi. Plus autant d’emprise sur moi.

Je repars les lire et méditer !